Fiche produit · Peinture anti-condensation à microbilles

Duratherm anti-condensation : contenance, rendement et composition

Duratherm est une peinture anti-condensation à microbilles céramiques creuses, conçue pour les zones où la formation de gouttelettes en surface gâche les paliers, les plafonds de salle de bain ou les murs de cave. La fiche produit détaille ici la composition de la formulation (résine acrylique chargée en microbilles céramiques 3-10 microns), le rendement réel constaté sur différents supports (5 à 7 m² par litre en 2 couches), les contenances disponibles, ainsi que les conditions techniques d’application. Cette page est complémentaire au guide d’usage publié dans la rubrique « produits spéciaux ».

Famille Peinture isolante à microbilles céramiques
Contenance 2,5 L, 5 L, 10 L typiques
Rendement 5-7 m²/L en 2 couches
Aspect Mat blanc, mise à la teinte limitée

Présentation de la fiche produit Duratherm

Une peinture anti-condensation à microbilles céramiques destinée aux parois froides à risque de condensation.

Duratherm appartient à la famille des peintures dites « isolantes minces » ou anti-condensation. Sa caractéristique technique principale est l’incorporation de microbilles céramiques creuses dans une matrice acrylique en phase aqueuse. Ces microbilles, d’un diamètre de 3 à 10 microns, agissent comme un million d’isolants miniatures dans le film de peinture sec. Résultat : la conductivité thermique du revêtement chute, et la température de surface du support peint reste plus proche de l’air ambiant que celle d’une peinture classique.

Distinction avec le guide d’usage. La page « Duratherm peinture anti-condensation » publiée sur ekits décrit les usages, le contexte d’application et l’efficacité attendue. La présente fiche se concentre sur les éléments quantitatifs : composition exacte, contenances commerciales, rendement par mètre carré, données techniques mesurables. Les deux pages sont complémentaires pour qui prépare un chantier sérieusement.

Positionnement. Duratherm se trouve dans la moyenne haute du segment anti-condensation. Plus complet qu’une peinture acrylique simple labellisée « salle de bain » (qui n’a pas de microbilles), il reste plus économique en application qu’une isolation par doublage. Compromis intéressant quand le problème de condensation est localisé (plafond SDB, cuisine, cave) et que les travaux d’isolation lourde sont disproportionnés.

Pour qui ? Particuliers en rénovation ciblée, artisans peintres, chargés de maintenance immobilière sur copropriétés ou parc locatif. Le produit s’applique sans expertise particulière : rouleau microfibre, 2 couches, conditions de température et hygrométrie maîtrisées. La technicité tient surtout dans le bon diagnostic préalable (vérifier qu’il s’agit bien de condensation et non d’humidité capillaire).

Aspect du film sec. Mat blanc cassé, lisse au toucher, légèrement satiné en lumière rasante (les microbilles diffusent légèrement la lumière). Mise à la teinte fabricant possible mais limitée aux pastels et tons clairs : les teintes saturées masqueraient la base blanche des microbilles et réduiraient l’effet anti-condensation.

Composition à microbilles céramiques creuses

La technologie repose sur la concentration de microbilles 3-10 microns dans la matrice acrylique.

Microbilles céramiques creuses. Les microbilles sont des sphères de céramique vide à l’intérieur, d’un diamètre individuel de 3 à 10 microns (cent fois plus fin qu’un cheveu). Le vide intérieur agit comme un isolant thermique miniature : la chaleur ne traverse pas la microbille, elle doit contourner par la fine paroi céramique, ce qui ralentit drastiquement la conduction thermique. Concentration typique dans le film final : 15 à 30 % en volume selon les références.

Matrice acrylique en phase aqueuse. La résine porteuse est une dispersion acrylique pure, compatible avec les microbilles céramiques. Phase aqueuse pour respect des normes COV intérieures et nettoyage facile des outils à l’eau. Le compromis technique consiste à charger fortement en microbilles sans déstabiliser la dispersion : c’est ce qui fait la différence entre une bonne peinture anti-condensation et une formulation marketing.

Additifs antifongiques. Présence courante d’agents antifongiques pour éviter le développement de moisissures de surface, fréquentes dans les zones humides où le produit s’applique. Les principes actifs restent dans le film : pas de dégagement gazeux après séchage.

Charges minérales d’appoint. Carbonate de calcium fin et dioxyde de titane pour l’opacité. La présence de TiO2 confère au film une légère propriété autonettoyante par catalyse UV en zone éclairée naturellement : les salissures organiques sont décomposées en surface.

Sécurité. Pas de plomb, pas de cadmium, pas de COV problématiques. Conforme aux normes européennes pour peintures intérieures. Précautions classiques (aération pendant et après application, gants pour le nettoyage des outils).

Stockage. Pots fermés à l’abri du gel. La dispersion acrylique se déstabilise au gel et perd ses propriétés anti-condensation. Conservation 18 à 24 mois après ouverture initiale si bien refermé.

Contenances disponibles et rendement par support

Données pratiques pour estimer la quantité à prévoir avant chantier.

Contenances typiques. Le produit se distribue couramment en pots de 2,5 litres (chantier de petite surface, plafond SDB seul), 5 litres (cuisine + plafond SDB), 10 litres (cave entière ou plusieurs zones d’un même logement). Les conditionnements pro 15-20 litres sont plus rares sur ce type de spécialité : la durée de mise en œuvre limite l’usage en gros pots ouverts.

Rendement théorique. Sur un support lisse et bien préparé (placo ancien peint, plâtre lissé), Duratherm donne environ 7 à 8 m² par litre en deux couches. Sur support absorbant ou texturé (placo neuf non imprimé, enduit gratté fin), le rendement chute à 5-6 m² par litre. Sur béton brut très absorbant, descendre à 4 m² par litre.

Calcul rapide pour les zones courantes. Plafond SDB seul de 6 m² : 1 litre suffit largement, prévoir 2,5 litres pour avoir de la marge et permettre une troisième couche localisée si zone très exposée (au-dessus de la cabine de douche). Cuisine + plafond, 15 m² environ : 2,5 à 3 litres. Cave 30 m² : 5 à 6 litres.

Marge de sécurité. Toujours acheter 10 à 15 % de produit en plus pour couvrir les retouches éventuelles, les zones surconsommatrices (angles, dessous d’escalier, gaines apparentes) et garder un fond de pot pour reprise dans 6-12 mois si nécessaire.

Surface à imprimer. Sur placo neuf, l’impression d’accrochage compte aussi dans le budget : rendement environ 10 m² par litre. Sur ancien peint en bon état, pas de primaire nécessaire : le rendement annoncé reste celui des 2 couches finales.

Conditionnement et économie. Le passage d’un pot 2,5 L à un pot 5 L apporte généralement une économie de 20-25 % au litre. Penser à grouper les zones à traiter dans un même chantier pour optimiser l’achat.

Supports compatibles et nombre de couches recommandé

Conditions pour exploiter pleinement les microbilles céramiques.

Placo (BA13, BA15). Support classique sur plafonds et cloisons modernes. Sur placo neuf : impression d’accrochage (bloque l’absorption du joint), puis 2 couches Duratherm. Sur placo ancien peint en bon état : lessivage, ponçage léger, 2 couches Duratherm.

Plâtre traditionnel. Murs et plafonds en plâtre projeté ou lissé. Vérifier l’état du support (pas de fissures vivantes). Sur plâtre absorbant, primaire d’accrochage. 2 couches Duratherm en finition.

Béton brut intérieur. Caves, sous-sols, locaux techniques. Brossage pour éliminer les particules friables, dépoussiérage soigné. Impression spéciale béton fortement diluée. 2 couches généreuses de Duratherm pour atteindre l’épaisseur cible. Sur béton très exposé à la condensation (mur enterré, gaine froide), une troisième couche locale renforce l’effet.

Anciennes peintures intérieures. Lessivage à la lessive ménagère, rinçage à l’eau claire, séchage 24 h. Si l’ancienne peinture est brillante : ponçage 180-220 pour mater. 2 couches Duratherm par-dessus, sans primaire spécifique sauf si peinture glycéro brillante (alors primaire d’accrochage adapté).

Carrelage de salle de bain. Support possible mais demande préparation soignée : dégraissage profond, ponçage à grain fin pour ouvrir la surface vitrifiée, primaire spécial carrelage, puis 2 couches Duratherm. Réservé aux zones où on veut transformer un carrelage en mur peint anti-condensation (par exemple plafond carrelé bas de gamme).

Supports non recommandés. Bois brut (l’effet anti-condensation se diluerait dans l’absorption du bois). Métal sans primaire antirouille (Duratherm n’a pas de propriété anti-corrosion). Murs très friables ou attaqués par humidité ascensionnelle : traiter d’abord la cause avant toute peinture de surface.

Caractéristiques techniques mesurables

Données chiffrées pour comparaison technique avec d’autres références anti-condensation.

Épaisseur du film sec. Environ 100 à 150 microns par couche, soit 200-300 microns en deux couches. C’est cette épaisseur cumulée qui détermine l’efficacité : en dessous de 200 microns, l’effet anti-condensation s’atténue significativement.

Conductivité thermique du film. La conductivité du revêtement, mesurée selon les protocoles fabricants, descend autour de 0,06-0,08 W/m.K, contre 0,2-0,3 W/m.K pour une peinture acrylique standard. Ce gain de conductivité explique l’élévation de température de surface de 2 à 4 °C par rapport à un mur peint en classique.

Séchage hors poussière. 4 heures à 20 °C et 50 % d’hygrométrie. Plus long en cave ou local non chauffé (8-10 h).

Recouvrable. 6 à 8 heures entre les deux couches. Patienter 24 h en cas de température basse ou d’hygrométrie élevée pour éviter les microfissures de la première couche sous la pression de la seconde.

Mise en service. Léger (entrée dans la pièce, lumière allumée) après 24 h. Plein usage et résistance optimale anti-condensation effective 7 jours après la dernière couche, le temps que la résine acrylique termine sa polymérisation et que les microbilles se figent.

Conditions ambiantes d’application. Température entre 12 et 25 °C, hygrométrie inférieure à 70 %. Aération pendant et après application (pas de courant d’air violent qui assèche le film trop vite). Pas d’application en pleine chaleur sur paroi exposée au soleil direct.

Outils. Rouleau microfibre poils 6 à 12 mm selon la rugosité du support. Pinceau plat pour angles et jonctions. Bac à peinture avec grille égouttoir. Éviter les rouleaux nylon courts qui n’emmagasinent pas assez de matière.

Nettoyage des outils. À l’eau tiède immédiatement après usage. Si la peinture commence à sécher dans le rouleau, le nettoyage devient difficile (les microbilles s’agglomèrent et bouchent les fibres).

Bon choix si…

  • Plafond de SDB qui condense après chaque douche.
  • Murs de cave ou buanderie froids et sujets aux taches d’humidité.
  • Cuisine sans hotte performante qui développe des moisissures dans les angles.
  • Vous cherchez une solution ciblée sans isolation lourde.

À éviter si…

  • Humidité ascensionnelle dans le mur (traiter la cause avant).
  • Vous attendez une isolation thermique au sens réglementaire (DTU).
  • Aucune ventilation possible et HR ambiante > 80 % en permanence.
  • Support très sale ou ancienne peinture qui pèle (préparation indispensable).

Questions fréquentes

Quelle contenance choisir pour un plafond de SDB ?

Pour un plafond SDB classique de 6 à 8 m², un pot de 2,5 litres suffit largement (couvre 12-15 m² en 2 couches) et permet une troisième couche localisée au-dessus de la cabine de douche. Si vous traitez aussi les murs de la SDB, prévoir 5 litres.

Le rendement annoncé est-il réel ?

Oui sur support bien préparé et lisse. Sur béton brut absorbant, le rendement chute facilement à 4 m² par litre la première couche. Toujours acheter 10-15 % de marge pour éviter les ruptures de chantier en cours d’application.

Peut-on mettre à la teinte ?

Mise à la teinte fabricant possible mais limitée aux pastels et tons clairs. Les teintes saturées masqueraient la base blanche des microbilles et réduiraient l’effet anti-condensation. Pour un mur ton soutenu, viser une finition décorative séparée par-dessus, ce qui altère légèrement l’effet anti-condensation.

La composition contient-elle des biocides ?

Oui, des agents antifongiques sont présents dans la formulation pour éviter le développement de moisissures de surface dans les zones humides où la peinture s’applique. Les principes actifs restent dans le film polymérisé, pas de dégagement après séchage.

Stockage et durée de vie du pot ouvert ?

Pot ouvert refermé hermétiquement et stocké à l’abri du gel : durée de vie 18 à 24 mois selon les conditions de stockage. La dispersion acrylique se déstabilise au gel et perd alors ses propriétés anti-condensation, même si l’aspect reste correct visuellement.

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